Les responsables de plus de 50 sociétés savantes et associations d'enseignants se sont constitués en
Forum le 17 octobre 2009 an de mener une réexion commune sur le fonctionnement de l'Education
Nationale, l'avenir de la recherche et des universités. En tant que responsables élus des sociétés savantes
et associations de spécialistes, représentatives de la communauté universitaire et enseignante dans toutes
les disciplines du savoir, nous demandons à être partie prenante de véritables négociations sur les réformes
en cours.
Les points communs avec les autres disciplines ont été détaillés dans le texte "Réformons la réforme" du Forum des Sociétés Savantes du 10 novembre 2009. Nous développerons ici principalement quelques points plus spéciques aux mathématiques, tout en tenant compte de la présentation du 13 novembre 2009 des décisions des ministres sur la base des conclusions du groupe de synthèse.
Les responsables de plus de 40 sociétés savantes et associations d’enseignants se sont constitués en Forum le 17 octobre afin de mener une réflexion commune sur le fonctionnement de l’Education Nationale, l’avenir de la recherche et des universités.
Nous avons reçu une trentaine de réponses généralement très détaillées en moins de 2 semaines,
pas seulement aux quatre questions posées, mais aussi aux thèmes suggérés à la fin. Certains
correspondants ont ensuite précisé ou modifié les réponses données selon l'évolution de la situation
localement. Rappelons que 47 universités avaient répondu aux enquêtes du début d'année sur la
transmission de maquettes concernant les mathématiques ; le temps laissé aux correspondants pour
collecter les réponses était plus long, et les questions plus binaires.
Il est à noter que la plupart des universités en pointe du mouvement de l'an dernier n'ont pas
répondu.
Le processus de réforme lancé par un communiqué de presse du conseil des ministres le 2 juillet 2008 prévoit le recrutement au niveau master de tous les enseignants du primaire et du secondaire, une modification complète de forme et de fond des programmes et des épreuves des concours, la création de masters spécifiques pour les étudiants s’y destinant ainsi qu’un service à temps plein dès la première année d’exercice des enseignants.
Position de la SMF pour la consultation sur le projet de réforme
de la formation des enseignants.
Le projet de réforme de la formation des enseignants nous a conduit à nous exprimer à plusieurs
reprises sur les dangers et les incohérences des différentes versions dont nous avons eu connaissance ;
nous l’avons fait soit séparément, soit sous forme d'une pétition ou de lettres ouvertes cosignées avec
plus de cinquante autres sociétés savantes et associations d'enseignants. Nous nous réjouissions de la
mise en place de la commission Marois-Filâtre correspondant à une demande de notre part d'être partie
prenante de véritables négociations de par notre légitimité scientifique, notre expérience pédagogique et
notre représentativité dans le monde universitaire.
Ce texte (communiqué de la Coordination Concours Lettres et de la Société Mathématique de France) propose une synthèse explicative ordonnée des principales objections qui ont été soulevées contre le projet de Xavier Darcos concernant la "mastérisation" des concours
d'enseignants, telles qu'on peut les trouver dans les nombreuse déclarations émanant de sociétés savantes et d'organisations d'enseignants.
Monsieur le Ministre,
Nous nous adressons solennellement à vous en tant que responsables élus et porte-parole de plus de 30 sociétés savantes. Ces sociétés qui nous ont mandés pour vous écrire réunissent notamment une grande partie des universitaires spécialistes des principales matières enseignées dans les établissements dont vous avez la haute responsabilité.
Suite à la lettre de protestation du 9 février 2009, la SMF, la SFP et la SFC ont été reçues mardi dernier par la Ministre, Madame Valérie Pécresse, accompagnée de ses conseillers. Cette rencontre a permis un large échange de vues sur les réformes en cours. Nous avons exprimé l'ensemble de nos demandes, sur la base du document adopté par nos conseils d'administration en juin dernier (voir le point du 22 juin 2008). En ce qui concerne plus spécifiquement le décret sur le statut des enseignants-chercheurs, nos trois sociétés ont rencontré la médiatrice, Claire Bazy-Malaurie.
Compte-rendu de l’entrevue au MESR
du 16 Janvier 2009
Société Mathématique de France
17 Février 2009
A la suite de l’envoi aux ministres Valérie Pécresse et Xavier Darcos de la pétition concernant la
reforme dite de ”mastérisation”, nous avons été reçus le 16 janvier 2009 au Ministère de l’enseignement
supérieur et de la recherche par Bénédicte Durand, conseiller technique sciences humaines, et Thierry
Lettre des trois Sociétés Savantes (SMF-SFP-SCF) exprimant à la Ministre Valérie Pécresse leur indignation suite au discours du Président de la République du 22 janvier sur la recherche.
Nous vous informons que, en réponse à notre envoi de la pétition que vous avez signée et à notre
demande de rendez-vous, une délégation de la SMF conduite par son président Stéphane Jaffard a
été reçue le 16 Janvier au Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche par Thierry
Coulhon et Bénédicte Durand, conseillers de Valérie Pécresse. Nous leur avons exposé les
principaux motifs de la pétition tels qu'énumérés dans la liste de questions que nous avons
publiée le 12 Novembre dernier, sur le contenu des concours, l'absence de programme, les
problèmes de mise en oeuvre de stages, l'épreuve de connaissance du système éducatif, les
mesures de transitions. Nous avons également informé nos interlocuteurs des résultats de notre
enquête sur l'état de préparation des maquettes de cursus de Masters de mathématiques et
enseignement (1).
Madame la Ministre,
La Société Mathématique de France vous adresse par le présent courrier une
pétition concernant la « mastérisation » des concours d'enseignement. Elle y
demande comme de nombreuses autres associations de différentes disciplines
et de nombreux conseils d'Universités un moratoire de un an qui seul
permettrait de mener à bien une réforme de la formation et du recrutement
des enseignants dans des conditions satisfaisantes.
Communiqué des sociétés savantes de mathématiques concernant le futur institut de mathématiques du CNRS.
Il est difficile d’identifier les facteurs qui ont concourus au fil des ans au maintien, au plus haut niveau, d’une école de mathématiques française au plus haut niveau. Il est admis dans la communauté que l’existence d’un consensus parmi les mathématiciens eux-mêmes, sur lesquels pouvaient s’appuyer les responsables successifs, qu’ils soient au Ministère ou au CNRS, a joué un rôle central pour que les mathématiciens sortent d’une vision souvent individualiste et parisienne pour aller vers une dynamique de laboratoires répartis sur le territoire, à même de participer à la compétition internationale actuelle et aux enjeux de la discipline. Il faut citer en particulier les noms de Claude Godbillon et Jean Giraud au Ministère, ainsi que l’action des directeurs scientifiques adjoints au CNRS depuis une quinzaine d’années. L’idée d’Institut de mathématiques n’est pas nouvelle, puisqu’elle avait déjà été lancée il y a vingt ans. La discipline, avec sa structuration actuelle, se prête bien à la création d’un institut, dont les missions comprendront les actions suivantes :
- favoriser l’excellence par des moyens appropriés ;
- encourager la définition d’une politique scientifique nationale pour la recherche et la formation, ainsi que sa mise en oeuvre ;
- aider au développement des «grands instruments»des mathématiciens ;
- permettre de mutualiser un certain nombre de moyens.
Il y a toutefois des conditions à respecter pour que la création de l’Institut soit un succès, dont la première est l’adhésion de notre communauté au projet. Les Sociétés Savantes de Mathématiques considèrent que, du fait de leur représentativité de la communauté scientifique, il est de leur rôle de faire des propositions et des mises en garde. Elles souhaitent être consultées dans le processus de mise en place de l’Institut.
Questions posées par la « mastérisation »
notamment concernant sa mise en œuvre dès 2009
Société Mathématique de France
12 Novembre 2008
En réponse à la demande du conseil d’administration, la commission enseignement de la SMF
a fait la liste des principales questions que pose la réforme en cours des concours de recrutement
des enseignants (mastérisation). Ces questions sont nombreuses, et plusieurs d’entre elles font
obstacle à la présentation rapide de maquettes cohérentes de master.
Le CA de la SMF et sa commission enseignement ont débattu de la réforme des concours de recrutement des enseignants, communément appelée la mastérisation, et viennent en particulier de prendre connaissance du nouveau cadrage prévu pour les concours de recrutement.
Nous souhaitons vous présenter le point de vue de la communauté mathématique ainsi que les conditions qui nous semblent nécessaires pour la réussite de la réforme.
La réforme est annoncée comme indispensable pour diminuer l'échec en premier cycle universitaire et pour diminuer le taux de redoublement dans le secondaire. Nous reconnaissons là des objectifs à atteindre en matière d’éducation et de formation professionnelle définis lors du sommet de Lisbonne. Mais le besoin d’attirer plus de jeunes vers des études scientifiques et techniques (également présent dans les objectifs de Lisbonne) n’est pas mentionné. Nous espérons que ce point important fait partie des objectifs de la réforme.
Annexe 1 : Un exemple de réorganisation de la voie scientifique
Annexe 2 : Choix d'une "majeure" en mathématiques et orientation scientifique à l'université
Annexe 3 : Un exemple d'organisation d'un système modulaire avec des "dominantes"
Texte rédigé en commun avec la SFP et la SFC, afin de servir actuellement de base de discussion avec les tutelles. Il a été soumis pour discussion aux mathématiciennes et mathématiciens - texte adopté par le CA de la SMF du 22 juin 2008.
Texte remis par la SMF, la SFP et la SFC à la commission Schwartz le 2 avril 2008.
Nos trois sociétés, qui sont représentatives de la communauté scientifique dans les sciences de base, ont formé en juin 2007 un groupe de travail pour réfléchir à l’avenir de l’enseignement supérieur et la recherche. Ce groupe s’est adressé une première fois à la ministre en juillet 2007 par une mise en garde à propos des points contestables du projet de la loi LRU. Il a continué ses travaux par le texte ci-joint en octobre. L’évolution de l’actualité (annonces sur l’avenir du CNRS, rapport Attali, discours d’Orsay du président Sarkozy sur l’avenir de la recherche, mission de la « commission d’Aubert » sur
les tutelles des laboratoires, mission de la « commission Schwartz» sur les carrières, annonces de la ministre), nous ont incités à continuer cette activité de concertation et de réflexion. Nos sociétés se sont déjà exprimées par une lettre adressée à Valérie Pécresse le 30 octobre 2007, un article dans « le Monde » du 20 novembre 2007, un article dans le Figaro du 11 février 2008 et un rapport pour la « commission d’Aubert » remis en février 2008.
Afin d’éviter de trop grands écarts dans les différentes universités, la SMF, la SMAI et la
SFdS proposent un cadre général pour la licence de mathématiques. Elles suggèrent une liste de
notions que tout étudiant doit maîtriser lorsqu’il a obtenu une telle licence.
Positionnementde la Société Française de Chimie, de la Société Française de Physique et de la Société Mathématique de Francesurle projet de texte de loi sur l’organisation de la nouvelle université.
La Société Française de Physique, la Société Mathématique de France, et la Société Française de Chimie se sont adressés à l'ensemble des candidats et candidates à l'élection présidentielle :
"Mesdames et Messieurs les candidats à la présidentielle : quelle recherche voulez-vous pour la France ?
La SFP, la SMF, la SMAI, la SFC et SPECIF ont exprimé à plusieurs reprises au cours des deux dernières années leur préoccupation pour l'avenir de notre recherche, du fait des coupures, gels et annulations des budgets publics.
Au nom de la Société Mathématique de France, je voudrais vous faire part de nos préoccupations concernant les nouvelles modalités du CAPES interne de mathématiques, qui o
A la suite de l'envoi aux ministres d'une lettre concernant la réforme de l'Agrégation de Mathématiques, -- lettre dont vous avez eu une copie-- nous avons demandé le 15 juillet une entrevue àDidier Dacunha-Castelle, qu'il a bien voulu nous accorder dès le 16 Juillet. Voici un bref compte-rendu de notre entretien.
La lettre de la Société Mathématique de France, signée par la Société de Mathématiques Appliquées et Industrielles et la SPECIF, appelle les commentaires suivants :
Par la note du 12-05-98 parue au B.O.E.N. du 21-05-98, complétée par l'arrêté du 15 juin 1998 paru au J.O. du 18 juin 1998, l'organisation de l'agrégation externe de mathématiques change brutalement dès la session 1999 : l'épreuve écrite d'option de mathématiques appliquées est remplacée par une épreuve orale de modélisation.