Candidatures Elections Conseil 2012

Candidats aux élections au conseil de la SMF le 15 juin 2012 :


Daniel Barlet (Université de Lorraine) : Analyse et Géométrie Complexe, Théorie des singularités.

Je suis professeur émérite à l'université de Lorraine depuis septembre 2011, membre de l'Institut E. Cartan. Je travaille en Analyse et Géométrie Complexe et aussi en Théorie des Singularités. J'ai été président de la SMF il y a (déjà) vingt ans (92-94) et si je souhaite revenir au CA c'est pour aider au développement des activités d'édition scientifique de la SMF qui me semblent être une réponse intéressante et raisonnable à la pression grandissante des grands groupes d'éditions non académiques sur la communauté mathématique.

 

 


Valérie Berthé (Université Paris Diderot, LIAFA) : Dynamique symbolique, géométrie discrète.

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Je suis Directrice de Recherche au CNRS au LIAFA  (Laboratoire d'Informatique Algorithmique : Fondements et Applications). Mes travaux de recherche se situent à l'interface entre mathématiques et informatique, et plus précisément, en dynamique symbolique et en géométrie discrète. Je candidate pour la première fois au CA de la SMF. Dans un paysage  académique  qui a  beaucoup évolué  ces dernières années, je  souhaite participer à la réflexion menée sur les réformes en cours. Je souhaite de plus contribuer aux actions concernant  l'ouverture des mathématiques vers les autres disciplines, en particulier, vers l'informatique, et enfin m'investir sur les  questions de parité.

 


Jean-Pierre Borel (Université de Limoges) : Théorie analytique des nombres, combinatoire des mots.

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Je suis professeur à l'université de Limoges depuis plus de 30 ans, et y ai vu les évolutions de notre métier, de nos formations et de nos étudiants sur cette période. Déjà membre du CA il y a plusieurs années, et en charge de la Commission enseignement de la SMF lors de l'élaboration du "socle de la licence de mathématiques", je souhaite m'y impliquer à nouveau, en candidatant pour un nouveau mandat. Alors que la place des mathématiques françaises reste un réel succès dans le concert mondial, la fragilisation de notre dispositif de formation devient une menace dans de nombreuses universités. Je relèverai deux questions, parmi celles qui doivent nous intéresser de manière urgente : la formation des futurs enseignants et la diminution du nombre d'étudiants intéressés par les mathématiques. Notre communauté mathématique doit affirmer sa présence dans ces dossiers, élaborer ou affiner ses propositions et les promouvoir.

 

Je souhaite m'investir dans ces questions, et contribuer à chercher des réponses pertinentes et pouvant être réellement mises en oeuvre, c'est à dire partagées par notre milieu, mais aussi pouvant être retenues par les décideurs et comprises du grand public.

 

 

 


Gérard Grancher (CNRS, Université de Rouen) : Statistique.

Statisticien de formation, je suis Ingénieur de Recherche CNRS et l’actuel directeur de Normandie-Mathématiques (FR CNRS 3335) qui fédère les 4 laboratoires de mathématiques de Normandie. Je suis également, depuis quelques années et jusqu’à fin 2012, chargé de mission scientifique auprès de la DRH du CNRS où je coordonne les écoles thématiques.

Mon activité scientifique résulte essentiellement de collaboration avec des physiciens chimistes ou des entreprises industrielles.
Depuis une quinzaine d’années,  j’ai développé  une activité de vulgarisation des mathématiques auprès des lycéens et du grand public. Je collabore ponctuellement au site web Image des Mathématiques.
Je souhaite m’investir dans le fonctionnement de la SMF pour renforcer la popularisation de notre discipline auprès de tous les publics.
 
 

Laurent Guillopé (Université de Nantes) : Géométrie et équations aux dérivées partielles.

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Professeur à l'Université de Nantes depuis 1995, j'ai débuté ma carrière au CNRS à Grenoble. J'espère pouvoir tirer profit de diverses expériences de caractère scientifique, de gestion ou de coopération internationale (CIMPA, Laboratoire de mathématiques Jean Leray, conseil EMS) au bénéfice d'un mandat au CA de la SMF.
Engagé dans les premières actions nationales et internationales (Zentralblatt Math, NUMDAM,...) de la Cellule MathDoc à Grenoble de 1995 à 2004, je suis particulièrement sensibilisé aux enjeux de la communication scientifique et de son insertion dans les réseaux internationaux. Je souhaite contribuer au développement de la SMF comme acteur important de la diffusion des mathématique (avancées de la recherche avant tout, actions vers divers publics aussi). Les évolutions accélérées des techniques doivent être au service des usagers, tout en assurant la pérennité du système global de documentation et de publication mathématiques à long terme. 

 


Pierre Pansu (Université Paris Sud) : Géométrie différentielle.

Je suis professeur à l'université Paris-Sud depuis 1990 et membre de la SMF depuis plus de 30 ans. J'ai été souvent sollicité pour montrer des mathématiques à des publics divers. Mes fonctions récentes (à l'ENS, comme directeur des études de 2009 à 2011, puis à Paris-Sud, comme vice-président enseignement du département de mathématiques) m'ont conduit à m'investir dans les questions d'enseignement. C'est dans ces deux directions que je peux contribuer aux missions de la SMF.

 

 


Angela Pasquale (Université de Lorraine) : Analyse harmonique, groupes de Lie.

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Je suis professeur à l'université de Metz (fusionnée début 2012 en l'université de Lorraine) depuis 2003, après avoir étudié et travaillé en Italie, aux États-Unis, aux Pays-Bas et en Allemagne. Mes thématiques de recherche sont l'analyse harmonique sur les espaces symétriques et sur les systèmes de racines, ainsi que la théorie des représentations des groupes de Lie réductifs réels. C'est la première fois que je candidate au Conseil d'Administration de la SMF.  Je suis intéressée par différents aspects de la vie des mathématiciens, comme les relations internationales, la formation des jeunes, la documentation mathématique et l'organisation de colloques. J'aimerais m'investir dans la vie de la SMF et participer aux réflexions de la Société sur ces questions.

 


Marc Peigné (Université de Tours) : Probabilités et Théorie ergodique.

 

 
Maître de Conférences en Mathématiques à l'Université de Rennes 1 de 1990 à 1999 dans le laboratoire Institut de Recherche Mathématique de Rennes, j'ai ensuite été nommé professeur à l’Université François Rabelais de Tours dans le Laboratoire de Mathématiques et Physique Théorique. Mon domaine de recherche initial est le calcul des probabilités : les marches aléatoires sur les groupes, certains systèmes dynamiques aléatoires, … et plus récemment les marches aléatoires dans des cônes et leurs liens avec la théorie des représentations. J’ai aussi développé mon activité de recherche en géométrie ergodique, via l’étude du flot géodésique sur des variétés à courbure négative.
Président du CNU 25 de novembre 2007 à septembre 2011, j’ai ainsi pu affiner ma vision des mathématiques en France. Porteur des projets de Licence et de Master dans mon université , j’ai peu à peu pris conscience des enjeux d’une réflexion concertée sur le volet enseignement de notre métier, que ce soit en formation initiale ou en formation continue. Je suis aussi très sensibilisé aux questions de la vulgarisation des mathématiques,  en participant activement à plusieurs opérations en ce sens au niveau de mon académie.

Je souhaite donc m'investir dans la SMF pour participer au renforcement des mathématiques françaises. Les enjeux sont multiples et importants et doivent être abordés de façon concertée avec les autres sociétés savantes ; citons par exemple la question de la diffusion des mathématiques vers le grand public,  en particulier en direction des jeunes où des vocations sont à susciter en plus grand nombre, ou encore la réflexion à poursuivre sur l'enseignement des mathématiques et le volet formation correspondant. Je me sens aussi très concerné par l’activité éditoriale de la SMF à travers ses revues et sa cellule de diffusion ; les enjeux sont de taille, comme le montre notamment le débat actuel autour des bouquets d’abonnements et de leurs prix qui traverse la communauté mathématique au niveau mondial.

 

  


Pierre Schapira (Université Pierre et Marie Curie) : Analyse algébrique.

La SMF est incontestablement le premier éditeur français en mathématiques et a une place importante dans cette activité au niveau international. Face aux grands groupes commerciaux, il est crucial que des universités et des sociétés savantes aient leurs propres moyens de diffusion scientifique. J'ai été responsable des publications de la SMF pendant cinq ans, des années 93 à 97 (incluses). Si je suis élu au Conseil, je pense m'intéresser à nouveau à cette activité de la SMF, et contribuer à la renforcer tout en veillant à son indépendance.