SMF

Rapport moral 2000

Période de juin 1999 à juin 2000

Affaires générales par Mireille Martin-Deschamps, Présidente

CIRM

Le statut du CIRM a subi cette année d'importantes modifications. Depuis 1992 la structure du CIRM était celle d'une Unité Mixte de Service du CNRS, associant le MENRT (la DRED en 1992) et la SMF. Cette double structure a permis d'une part d'avoir une grande souplesse de gestion, d'autre part de conserver au CIRM son caractère national, et de garantir son indépendance vis-à-vis des structures scientifiques locales. Cette structure avait fait l'objet d'une convention arrivant à expiration au 01 janvier 2000.

A l'occasion du renouvellement de la convention, le CNRS a souhaité modifier la structure juridiquement singulière du CIRM. Après plusieurs mois de négociations, nous sommes arrivés à l'accord suivant : désormais, le CIRM est une UMS CNRS/SMF, ce qui permet de simplifier la gestion, le CNRS versant directement à la SMF sa contribution au soutien des rencontres. Par ailleurs, une convention ultérieure entre le MENRT et la SMF permettra d'assurer le financement du CIRM par le MENRT.

Le terrain sur lequel se trouve la bastide (et la Maison de la SMF) appartient à l'état, qui le loue à la SMF. Le bail correspondant expirera le 30 juin 2004. Par sa nature même, il n'est pas susceptible de renouvellement, mais on peut dès maintenant envisager de le transformer en un bail de durée plus longue, ou d'établir un nouveau bail pour un montant que nous souhaiterions symbolique. Faute de quoi, les constructions - le CIRM et la Maison de la SMF- reviendront au propriétaire du terrain sans compensation en fin de contrat. Saisie de ces problèmes, la Direction de la Recherche du MENRT a réagi très favorablement et assuré la SMF de son soutien, par l'intermédiaire de C. Puech, Directeur chargé des mathématiques et de l'informatique. Une rencontre avec le recteur d'Aix-Marseille pour mettre sur pied une solution a eu lieu le 26 avril.

Un projet de remise à niveau des bâtiments, incluant notamment une amélioration indispensable de la partie de la bastide destinée aux réunions informelles, est en cours de préparation. Pour l'instant, nous avons eu une réponse négative aux demandes de financement que nous avons faites dans le cadre du plan U3M et ne pouvons avancer dans ce projet. En revanche, les travaux du centre (voisin) de formation du CNRS ont été achevés en temps prévu. La partie logement a été confiée au CIRM, et les locaux affectés au CIRM depuis l'été 99. La capacité hôtelière du CIRM est donc maintenant de 50 chambres (simples et doubles) et 4 studios, ce qui permet d'accueillir environ 75 personnes.

Le taux de remplissage du CIRM est actuellement de 45 semaines par an. Robert Moussu, président du conseil scientifique, est très satisfait du bilan des rencontres 99, tant par leur nombre que par leur qualité. Un nouveau conseil scientifique est entré en fonction au printemps 2000. A cette occasion, je remercie tous les membres du conseil sortant pour leur travail qui a contribué à ce bilan très positif.

Le mandat de Jean-Pierre Labesse à la direction du CIRM s'achève au 01/09/2000 (après une prolongation d'un an). Pendant 5 ans, il a accompli cette tâche avec énergie et efficacité. Je le remercie pour tout ce qu'il a accompli, que ce soit au niveau des travaux (rénovation des chambres, restructuration de la cuisine, ..), du maintien et du développement de la bibliothèque, de l'amélioration de l'équipement informatique, ainsi que de sa collaboration constante avec le Conseil Scientifique pour attirer au CIRM des rencontres de haut niveau. Après l'appel à candidatures que nous avons lancé en novembre 99, nous avons eu 5 candidat(e)s pour la nouvelle direction du CIRM. C'est Robert Coquereaux, DR CNRS, mathématicien physicien du CPT de Marseille, qui a été finalement choisi, en accord avec la CNRS et le MENRT.

Adhésions

En 1999, nous avons eu 1911 adhérents, ce qui témoigne d'une augmentation régulière sur ces dernières années. Pour renforcer cette évolution, nous avons lancé une action de parrainage visant à accroître la représentativité de notre société, en particulier auprès des jeunes (un abonnement 99 gratuit à la Revue d'histoire des mathématiques ou à Panoramas et Synthèses était offert à toute personne parrainant un nouvel adhérent). Aujourd'hui (juin 2000) le nombre d'adhérents est d'environ 1880, dont 150 nouveaux, ce qui est comparable à l'année dernière. 

Activités scientifiques

La journée annuelle de la SMF a eu lieu le 19 juin 1999 à l'IHP. La partie scientifique a été consacrée aux interactions entre mathématiques et physique, illustrées par trois brillantes conférences de Yann Brenier (modélisation en hydrodynamique ), Richard Kenyon (pavages du plan par des dominos), et Maxime Kontsevich (périodes).

Parallèlement, Jean-Jacques Risler a été l'initiateur (et il en est maintenant le responsable) des "Journées SMF'' en province, qui sont devenues des "Journées Thématiques''. La dernière, organisée par Jean-Marc Couveignes et le Groupe de Recherche en Mathématiques et Informatique du Mirail de l'Université de Toulouse II, sur le thème "Mathématiques et protection de l'information'', a eu lieu à Toulouse le 5 mai.

Affaires internationales

La bibliothèque du CIRM reçoit un grand nombre de revues étrangères par échange avec nos publications, ce qui est une contribution indirecte, mais importante, de la SMF au financement du CIRM. Il existe deux types d'échange : ceux destinés à alimenter la bibliothèque en revues de niveau international, et ceux qui relèvent d'une aide à la coopération et au développement, afin d'attirer les jeunes mathématiciens de ces pays vers la production des mathématiques françaises. Grâce au travail de François Blanchard et Michel Laurent, responsables successifs des échanges, et du personnel de la bibliothèque du CIRM, nous sommes en train de mettre à plat et de systématiser ces échanges, dont la demande croît régulièrement.

La SMF est un des organismes membres du CFEM, partie française de CIEM/IUMI(Commission Internationale pour l'Enseignement des Mathématiques / International Union for Math. Instruction), et à ce titre y a 4 délégués. Les liens entre la SMF et le CFEM ont besoin d'être précisés et raffermis, ce qu'a entrepris Nicole Berline, vice-présidente chargée de l'enseignement.

L'organisation du colloque AMS/SMF, qui aura lieu en juillet 2001 à l'ENS de Lyon, avance. Les conférenciers pléniers sont choisis, le comité scientifique organise les sessions spéciales.

CIMPA

Dans le rapport moral de 1999, je soulignais à la fois les graves difficultés financières connues par le CIMPA, et la perspective de négociations. Certaines des difficultés étaient liées à des dettes importantes de l'université de Nice envers le CIMPA, et au versement tardif de la subvention du MENRT. Ces deux points se sont récemment considérablement améliorés. De plus, après de nombreuses péripéties, un projet de convention cadre a été soumis par le MENRT à l'UNESCO, selon laquelle ces deux organismes s'engagent à soutenir conjointement le CIMPA. Ces conditions financières bien meilleures vont permettre au CIMPA de reprendre son souffle et de réfléchir à un projet de développement à moyen et long terme.

Affaires générales et personnel

L'administration fiscale nous a demandé comme à toutes les associations, de répondre à un questionnaire qui lui permettra de déterminer le régime fiscal qui sera appliqué à la SMF. Avec l'aide de notre cabinet de comptabilité, nous avons plaidé la non-lucrativité de nos activités et demandé à ne pas être fiscalisés. Nous n'avons pas encore reçu de réponse, mais il est clair qu'une réponse défavorable aurait de graves répercussions sur notre société.

Les activités de la SMF augmentent régulièrement, en particulier celles qui utilisent l'outil informatique. Notre serveur s'est développé de manière relativement satisfaisante : on y trouve beaucoup d'informations utiles, comme le Livret du Candidat, établi en commun avec la SMAI ; nous avons installé une liste de discussion par courrier électronique ; on peut commander, adhérer en ligne, ... mais nous ressentons la nécessité d'aller plus loin. Or le travail engendré par le serveur repose entièrement sur les épaules de C. Ropartz, notre secrétaire générale, et de quelques collègues, qui ne ménagent pas leur peine. Le besoin se fait de plus en plus sentir d'un informaticien à mi-temps, qui prendrait également en charge la maintenance et l'entretien du parc informatique du secrétariat.

A la cellule de diffusion de Marseille, nous allons perdre en septembre 2000 un demi-poste de comptabilité qui nous avait été attribué par le CNRS (M. Ferrer se met en cessation progressive d'activité). Il n'est pas raisonnable que C. Munusami se retrouve seul pour "faire tourner'' la cellule, et il faudra songer au remplacement de M. Ferrer.

Enfin nous bénéficions cette année, et jusqu'au printemps 2001, d'un emploi quasiment gratuit, occupé par un jeune mathématicien objecteur de conscience, dont l'aide à la manutention, à la saisie et au secrétariat nous est très précieuse. Après son départ, il faudra recruter un employé à mi-temps pour effectuer ces tâches.

Nous avons donc actuellement des besoins en personnel. La SMF a depuis quelques années des excédents récurrents, et peut envisager l'embauche d'une personne supplémentaire. Cette embauche devrait accompagner le passage aux 35h, que nous devrons réaliser d'ici deux ans pour nous mettre en conformité avec la loi, et dont nous avons commencé à discuter avec le personnel. Pour le reste nous faisons une demande au CNRS.

Par ailleurs nous avons confié à Michel Zisman une mission de concertation avec le personnel, afin de mieux connaître ses aspirations et suggestions, et d'établir l'organigramme des tâches au sein de la SMF. Il parait souhaitable qu'il continue à assurer les fonctions de responsable (ou directeur) du personnel lorsqu'il ne sera plus membre du bureau.

Communication, par Marc Brunaud

Lors du bureau de septembre 1999, il a été décidé de confier au secrétaire de la S.M.F. la tâche de coordination des actions de communication de la S.M.F.. Les activités de la S.M.F. dans ce domaine ne sont pas nouvelles. Le diagnostic de ce qui existe et de ce qui manque conduit à souhaiter que des décisions concrètes puissent accompagner les évolutions nécessaires au cours de l'année à venir.

Pour simplifier, la communication de la S.M.F. peut être analysée suivant deux critères, selon la nature de l'information, événementielle (E) ou institutionnelle (I), et selon la direction du public visé, interne (i) ou externe (e). Ainsi peut-on décliner les actions de communication de la S.M.F. :

(Ii) : assemblée générale de la S.M.F., journée annuelle, la Gazette
(Ie) : action de lobbying, rédaction d'articles, contacts avec la presse ; 
(Ei) : réunion-débat Enseignement (15/01/00), opération 2000 adhérents en l'an 2000 ;
(Ee) : Salon du Livre, Prix d'Alembert. 

Certains outils possèdent des usages multiples, comme notre site Web : http://smf.emath.fr.

L'année 1999-2000 fut fertile. La S.M.F. a ainsi décidé de mener une campagne de promotion des adhésions et de publicité interne en diffusant une affiche décrivant les activités de la S.M.F. et en proposant en offre de parrainage de tout nouvel adhérent un abonnement gratuit à l'une des deux revues, Revue d'Histoire Mathématique ou Panoramas & Synthèses. Des messages aux adhérents sont aussi régulièrement diffusés par courrier électronique pour informer tous les membres de la S.M.F. d'événements les intéressant ou des initiatives prises ou envisagées par les instances élues de la S.M.F..

L'organisation en cette Année Mondiale Mathématiques 2000 des Prix d'Alembert des Lycéens, initiative conçue par Martin Andler, a fait l'objet d'une préparation complexe et d'une opération de communication spécifique en partenariat avec la Cité des sciences et de l'industrie, la Ville de Paris et les revues Pour la Science et Sciences et Vie.

La S.M.F. a aussi été partie prenante du Bar des Sciences au sein du Salon du Livre 2000 en organisant un débat qui a réuni, autour du thème : les mathématiques aujourd'hui, une science omniprésente, 80 personnes environ le dimanche 19 mars 2000 de 17h 30 à 19h. A cette occasion, la S.M.F. a pu bénéficier d'une modeste publicité dans Télérama et dans les programmes du Salon du Livre. 

Outre la diffusion d'un dossier de presse à l'occasion du Prix d'Alembert des Lycéens ou lors d'événements ponctuels, nous avons répondu aux demandes variées des journalistes en facilitant leurs contacts avec des mathématicien(ne)s. Ainsi nous avons favorisé la rédaction d'un article sur les mathématiques en France pour une revue diffusée par le Ministère des Affaires Etrangères ainsi que celle d'une double page dans France-Soir (26 mai 2000).

Le nécessaire accroissement de la visibilité externe de la S.M.F. nous pose une question essentielle. La S.M.F. dispose grâce à l'initiative de Claire Ropartz et l'aide bénévole de quelques collègues, et nous souhaitons ici leur adresser nos remerciements, d'un site Web. Le bureau de la S.M.F. est conscient de son imperfection et de son caractère incomplet. Plus encore, la création d'un portail électronique consacré aux mathématiques en France est restée à un stade embryonnaire. Parce que nous sommes persuadés que le développement d'Internet, tant dans la presse qu'auprès du grand public, va inexorablement s'accroître, nous souhaiterions développer cet outil :

- en recrutant à la S.M.F. un emploi dédié à la maintenance et au développement du site Web,
- en agissant auprès des sociétés savantes amies et des organismes qui nous apportent leur soutien pour pérenniser un véritable portail électronique sur les mathématiques en France.

Il va sans dire que le site de la S.M.F. est appelé à offrir à tous nos collègues de plus en plus de services, scientifiques, professionnels et sociaux. La S.M.F. remplira d'autant mieux sa raison sociale qu'elle permettra d'accueillir les débats et les discussions qui iront en se développant sous l'effet d'un besoin d'explications et d'information exprimée par la société. Pour cette raison, le site de la S.M.F. a été doté d'un moteur de recherche et d'un début de forum de discussions.

Enfin, la communication de la S.M.F. passe par des actions de lobbying pur. On ne peut que constater, et déplorer, que les mathématiques restent assez peu visibles dans les grands média et les organes de presse et que les mathématiciens sont peu présents dans les organismes nationaux ou européens où sont discutées des questions scientifiques. Même si cela peut choquer, 2000 adhérents à la S.M.F. parmi environ 3000 enseignants et chercheurs en mathématiques, cela reste modeste. Cependant, nous avons un besoin impératif de faire reconnaître par toutes les instances concernées la S.M.F. comme un interlocuteur responsable en ce qui concerne notre secteur scientifique voire pour la politique scientifique de notre pays. Nous devons, à côté de et en étroite collaboration avec d'autres institutions et sociétés savantes, mieux faire entendre notre voix. Le contexte actuel, connu de vous tous, en est une incitation évidente.

C'est pourquoi nous avons décidé, avec la S.M.A.I. et d'autres partenaires, la rédaction d'un petit livre expliquant en des termes les plus accessibles le rôle des mathématiques dans le développement scientifique, culturel et éducatif de notre pays, diffusé auprès de la presse, des organes législatifs et administratifs et des institutions de la vie économique. De même, la S.M.F. prépare un texte de promotion vigoureuse des mathématiques et de leur enseignement que l'on souhaite cosigner avec d'autres sociétés savantes.

Enseignement, par Nicole Berline

Le Conseil d'administration de la SMF, dans sa séance du 16 Octobre 1999, a précisé les missions et les compétences de la Commission Enseignement comme suit : 

  • La Commission Enseignement a pour but d'éclairer et d'aider le C.A. de la SMF à élaborer ses positions officielles sur tout ce qui concerne l'enseignement des mathématiques.
  • La Commission Enseignement est un groupe de réflexion interne de la SMF ; à ce titre elle peut légitimement nouer des contacts avec des organisations professionnelles ou scientifiques mais lorsqu'à l'occasion de ces rencontres ces organisations émettent des souhaits ou des demandes précis concernant les positions de la SMF, elles doivent s'adresser aux instances élues de la SMF.
  • La Commission Enseignement s'exprime librement vis-à-vis des instances élues de la SMF et coordonne avec celles-ci les manifestations ou débats, tant internes à la vie de la SMF que publics, qu'elle souhaite voir organiser.

Cette commission est formée de Pierre Arnoux, professeur à Marseille, spécialiste de systèmes dynamiques, Frédérique Petit, maître de conférences à Paris VI, probabiliste, Jean-Marc Steyaert, professeur au département d'informatique de l'Ecole Polytechnique et responsable du DEA Algorithmique des Ecoles doctorales de la région parisienne, ainsi que de Nicole Berline, Gilles Christol, Myriam Dechamps, Jacques Queyrut et Micheline Vigué, membres du conseil de la SMF.

Le Conseil a donné pour première mission à la commission l'organisation d'un débat public, le 15 janvier 2000, destiné à présenter les travaux de la Commission de Réflexion sur l'Enseignement des Mathématiques, ("Commission Kahane'').

Actions

Le débat public du 15 janvier 2000 "Quelles mathématiques pour la formation des étudiants dans les années à venir''

Ce débat était destiné principalement à présenter les travaux de la Commission de Réflexion sur l'Enseignement des Mathématiques. Les sujets de débat possibles étaient nombreux. Il fallait choisir, fournir à la Commission Kahane l'occasion de se faire connaître, et aussi permettre le dialogue avec les professeurs du secondaire et nos collègues d'autres disciplines, dans un contexte politique déjà tendu. L'initiative de la SMF a certainement été appréciée, l'assistance était nombreuse. Un dossier est paru dans la Gazette d'Avril, composé du compte-rendu redigé par Nicole Berline, des textes des interventions de J.-P. Kahane et Michèle Artigue et de deux contributions envoyées par des collègues.

Tribune libre, écoute et communication au sujet de l'enseignement

L'agitation du mois de mars (pétitions de l'APMEP et du SNES, textes mis en circulation par des collègues, réactions à la lettre du Bureau aux adhérents : "Que fait la SMF ?'') a conduit à mettre en place dans l'urgence une Tribune libre, envisagée dans un premier temps pour prolonger le débat du 15 janvier 2000. En voici la présentation, telle qu'elle apparaît sur la page "Enseignement'' du serveur http://smf.emath.fr :

"La place des mathématiques dans l'enseignement fait actuellement l'objet de débats passionnés. La SMF consciente de l'importance des enjeux, et de l'urgence imposée par les projets de réforme veut utiliser toutes ses ressources pour permettre à chacun de s'exprimer. Elle ouvre ici une TRIBUNE LIBRE où elle met en ligne les contributions qui lui seront adressées à cet effet. Le contenu de ces contributions n'engage que leur auteur et en aucune façon la SMF. La SMF se réserve le droit de ne pas publier certains textes qui lui sembleraient diffamatoires.''

Les contributions ont afflué, témoignant d'opinions très diverses, issues pour la plupart de réflexions profondes mais aussi parfois de réactions épidermiques. A travers cette tribune et le courrier qu'elle reçoit directement, la Commission se propose de rester à l'écoute des enseignants afin d'informer le Bureau et le Conseil de la SMF de ce que les adhérents, et plus largement la communauté scientifique, attendent d'elle.

Forum : Pour compléter le service rendu par la Tribune libre et alléger le gros travail de secrétariat qu'elle nécessitait, la SMF a mis en place une "liste de discussion par courrier électronique'' encore appelée "forum''. La réalisation technique n'est pas simple. La modération ‰ est indispensable, c'est un travail qui sera lourd s'il y a beaucoup de contributions, comme on l'espère. Il est pris en charge par Nicole Berline avec l'aide d'autres membres de la SMF.

Rencontre avec le Groupe Technique Disciplinaire de mathématiques (GTD)

A la demande du GTD, qui élabore en ce moment les programmes de première et terminale S devant entrer en application en Septembre 2001, une réunion a eu lieu le 27 Janvier avec la Commission Enseignement et a donné lieu à un échange de vues. Les membres de la commission, dont les opinions étaient d'ailleurs divergentes, ont formulé des critiques sérieuses, dans diverses directions, mais ont assuré le GTD du soutien de la SMF à une démarche qui souhaite redonner du sens à l'enseignement des mathématiques, et améliorer leur image auprès des élèves.

CFEM

La Commission Francaise pour l'Enseignement des Mathématiques est une association Loi 1901 fondée en 1975, dans le "but de faciliter la recherche sur l'enseignement des mathématiques en France par tous les moyens opportuns d'action internationale ou nationale'' (article 1 des statuts). Ses membres sont tous délegués par des organismes. Ainsi la SMF est l'un des organismes en question et a actuellement 4 délégués à la CFEM.

Cependant il s'avère que les liens et la circulation de l'information entre nos deux associations ne fonctionnent pas de manière satisfaisante (en particulier deux délégués de la SMF ne participent plus du tout au travail de la CFEM et demandent à être remplacés). Pour réactiver ces liens, Nicole Berline a assisté à la dernière assemblée générale de la CFEM, consacrée à la préparation du congrès international sur l'enseignement des mathématiques (ICME) à Tokyo l'été prochain.

Il est indispensable que les enseignants-chercheurs en mathématiques (hors didactique) soit suffisamment representés à la CFEM et il faudra renouveler les représentants de la SMF.

Journée Mathématiques et multimédia

Le RUCA (Réseau Universitaire des Centres d'Autoformation ) organise, avec le soutien de la SMF, une journée à Paris le 15 Septembre dont Jacques Queyrut et Pierre Jarraud sont responsables. Elle a pour but de faire connaître les initiatives existantes concernant l'enseignement des mathématiques à l'aide des NTIC (Nouvelles Techniques de la Communication et de l'Information) au niveau universitaire, en particulier les projets Educasup et Premier Cycle sur Mesure, qui dépendent du ministère.

Publications, par Claude Sabbah

Bilan de l'année 1999

Régularité de publication des périodiques

  • Revues à jour: Astérisque, Gazette, Mémoires, Panoramas et Synthèses, Officiel

- La situation d'Astérisque est très bonne du point de vue des textes. Un numéro supplémentaire (3*) est paru en 2000, donc 15 * seront publiées en 2000 au lieu de 12. Avant de passer de 12 * à 15 * de manière stable, et vu les conséquences que ce changement a au niveau du travail demandé au secrétariat, je propose d'attendre encore un ou deux ans.

- La Gazette a maintenant retrouvé sa régularité, ce qui lui permet de faire paraître sans trop de problèmes un numéro spécial supplémentaire quand l'actualité l'impose (numéro spécial sur André Weil en 1999, numéro spécial Jean Leray en 2000).

- La situation des Mémoires est bonne, ainsi que celle de Panoramas et Synthèses. Néanmoins, la situation de Panoramas et Synthèses reste fragile, car les articles de Panoramas et Synthèses nécessitent un long travail de relecture, et les numéros de Panoramas et Synthèses sont à prévoir très à l'avance. En 2000, il est probable que Panoramas et Synthèses aura un certain retard. Mais l'état et le nombre des textes reçus fait penser que ce sera résorbé en 2001.

- L'Officiel est disponible en accès gratuit sur le serveur SMF depuis novembre 1998. Cette publication offre des services incontestables à ses abonnés. Néanmoins, par manque de place, elle ne peut détailler les informations sur les colloques. Laurent Koelblen travaille à une meilleure complémentarité entre l'Officiel et ACM (Agenda des Conférences de Mathématiques) de Stéphane Cordier.

  • Retards conjoncturels : Bulletin

Un seul fascicule du Bulletin 1998 est sorti en 1998, les trois autres au premier trimestre 1999. Trois fascicules 1999 sur quatre sont sortis en 1999, le dernier est sorti au premier trimestre 2000. Il semble probable que le Bulletin ne sera pas en retard en 2000.

  • Retards structurels : RHM

La situation de la RHM reste préoccupante. En effet, malgré l'énorme travail effectué par le comité de rédaction, la revue reste toujours très en retard (une année, soit deux fascicules, de retard), ce qui pose des problèmes d'organisation avec le reste de l'activité de publication de la SMF. Le comité de rédaction va proposer une solution pour résorber ce retard dans un délai raisonnable.

  • La série Séminaires et Congrès

La série Séminaires et Congrès a trouvé1 un nouveau comité de rédaction. Néanmoins, aucun texte n'est sorti jusqu'à présent. Il est probable qu'il faut redynamiser cette série, en s'adressant plus directement aux organisateurs de colloques, par le biais du CIRM notamment.

Autres activité en 1999

  • Coédition SMF/AMS

Les premières traductions dans le cadre de l'accord de coédition2 avec l'AMS sont parues en 1999: ce sont deux volumes de la série Panoramas et Synthèses. Les contacts avec l'AMS sont très bons et la collection ne pose pas de problème particulier. Il faut attendre quelques années pour évaluer l'impact de cet accord, et l'avantage que la SMF et ses auteurs peuvent en tirer.

  • Coédition SMF/EDP Sciences

Un accord de coédition avec EDP Sciences a été signé au printemps 1999. Il concerne la collection Cours Spécialisés. Il devrait permettre l'amélioration de la diffusion de cette série. Le premier ouvrage de la collection Cours Spécialisés dans le cadre de cette coédition est paru en décembre 1999. Ici encore, il faut attendre quelques années pour évaluer l'impact de cet accord, étant donné le petit nombre de volumes publiés. La collection Cours Spécialisés ainsi que Panoramas et Synthèses, pour laquelle EDP Sciences assure une diffusion, a ainsi bénéficié d'une publicité importante (4ème de couverture du numéro spécial Pour la science consacré à Bourbaki, février 2000).

  • Diffusion, publicité

La SMF augmente son effort de diffusion et de publicité dans le cadre de ses moyens et de ses possibilités légales.

- La diffusion est assurée en majeure partie3 par la cellule de diffusion de Marseille, qui a ainsi vu son activité et ses responsabilités augmenter, durant les deux dernières années.

- La SMF tâche d'utiliser le maximum de possibilités, notamment par accord avec d'autres partenaires, pour améliorer la visibilité de ses publications. Ainsi, outre le semestriel qui annonce les nouvelles publications et outre les mises à jour très régulières de son serveur, la SMF échange des encarts publicitaires dans les revues d'autres sociétés mathématiques. La sortie simultannée de deux volumes consacrés à la dynamique holomorphe (Astérisque et Panoramas et Synthèses) va donner lieu à une pleine page dans les Notices de l'AMS (diffuseur des revues concernées). La création de la collection SMF/AMS a été annoncée de manière très visible dans un fascicule des Notices de l'AMS. Le partenariat avec EDP Sciences a donné lieu à une publicité dans Pour la science (cf. supra).

  • Serveur de la SMF

Le serveur de la SMF devient de plus en plus performant, notamment dans le domaine des publications. Ainsi, le catalogue électronique sert maintenant de source pour produire le catalogue papier. De plus,

  • chaque nouvelle parution est annoncée (avec son résumé en francais et en anglais, ses mots-clés et sa classification mathématique) dès sa disponibilité et la fiche bibliographique est envoyée a ZentralBlatt;
  • les articles définitivement acceptés vont être annoncés dès leur acceptation (sous réserve que l'auteur fournisse les données bibliographiques nécessaires).

Il devient urgent d'avoir une version en anglais de certaines pages du serveur.

  • Réflexion sur l'avenir (électronique) des revues

la SMF a organisé une table ronde en avril 1999, pour faire état des conclusions de la commission de réflexion sur l'avenir des revues (commission mise en place par J.-J. Risler) et pour recueillir les opinions des mathématiciens. Le compte-rendu de cette table ronde a été publié sous forme d'extraits par la Gazette et son intégralité est disponible sur le serveur SMF.

Par ailleurs, Mireille Martin-Deschamps est intervenue lors d'une réunion sur le même thème à l'Académie des Sciences, ainsi que lors d'une réunion du Réseau des Bibliothèques de mathématiques.

Enfin, la SMF travaille en contact étroit avec la cellule MathDoc et les Annales de Fourier sur ce thème.

  • Un contrat quadriennal avec le CNRS

Un contrat important a été signé en 1999 avec le CNRS, puisqu'il assure pour une période de 4 ans (1999-2003) une subvention aux revues Astérisque, Bulletin, Mémoires et Panoramas et Synthèses. Par ailleurs, la RHM et Panoramas et Synthèses ont béneficié d'une subvention du ministère de la culture pour l'année 1999.

Évolution des tarifs

Après une série d'augmentations par palliers sur quatre ans, les tarifs d'abonnement n'ont pas augmenté en 2000 (décision du conseil de janvier 1999).

Au Conseil de janvier 2000 ont été adoptées de nouvelles règles de tarification, afin de simplifier les règles existantes et de s'aligner sur les pratiques annoncées. Ceci se traduira par une légère hausse des tarifs pour les membres SMF, tout en gardant constants les tarifs publics.

Bilan sur la diffusion

Le nombre d'abonnés pour les revues (Astérisque, Bulletin, Mémoires) est stable. Malgré le retard de publication, la diffusion de la RHM est en progression (400 abonnés en 1999), ce qui est très encourageant et nous invite a continuer à soutenir fortement cette revue. Enfin, les résultats de la première année d'abonnement pour Panoramas et Synthèses (environ 140 abonnés en 1999) permettent d'espérer une bonne évolution.

Par ailleurs, les ventes au numéro, toutes revues confondues, sont en évolution sensible.

Les dossiers qui vont évoluer en 2000

La politique suivie depuis quelques années s'appuie sur les principes suivants:

  • La SMF doit garder la maîtrise de ses publications, qui en font une de ses raisons d'être et une de ses sources importantes de financement. Il s'agit donc d'une part d'atteindre un équilibre financier pour les publications et d'autre part d'en augmenter leur diffusion.
  • L'activité éditoriale de la SMF doit se centrer sur les revues vendues par abonnement. La SMF n'est pas performante (et n'a pas vocation à l'être) pour une diffusion hors abonnement, même si ce créneau ne doit pas être abandonné (comme le prouve l'augmentation de l'activité de la cellule de diffusion dans ce domaine).
  • Un des objectifs importants pour les quatre années à venir est de développer l'action promotionnelle. Outre les moyens financiers qui seront dégagés, la SMF essaye de profiter au mieux des possibilités offertes par ses partenaires (CNRS, EDP-Sciences, AMS). Elle accueille des stagiaires d'écoles de commerce qui aideront à trouver les meilleures formules de promotion.

    De plus, des contacts ont été pris avec d'autres sociétés mathématiques pour échanger des encarts publicitaires.

Revues électroniques

L'installation d'une version électronique des articles du Bulletin devrait être achevée à la fin 2000. C'est la réalisation principale que pour les publications de la SMF en 2000. Il faut décider les modalités d'accès pour les abonnés à la version papier et mettre en place les procédures d'accès.

Nous disposons actuellement d'une archive au format TEX depuis 1987. Pour les articles antérieurs, une étude de coût a été demandée à l'INIST (CNRS) qui est prêt à nous aider dans cette direction. Il s'agirait d'obtenir un résultat analogue à celui des revues de JSTOR (www.jstor.org): les revues sont scannées et le résultat est passé par un logiciel de reconnaissance de mots, ce qui permet une recherche par mots-clés. Néanmoins, la SMF n'a pas réussi à récupérer le copyright pour les années 1980-1986, lorsque le Bulletin était publié par Gauthier-Villars.

Aide à la diffusion

La SMF étudie les modalités de diffusion de publications mathématiques universitaires, quand les demandes lui en sont faites, et cherchera à apporter dans chaque situation la réponse la plus appropriée.

Projets de réédition

Après un avis favorable du Conseil Scientifique de la SMF en septembre 1999, Pierre Colmez a accepté de lancer deux projets de réédition :

  • un recueil d'articles de Jean-Pierre Serre, qui n'ont pas été réédités jusqu'à présent,
  • une correspondance Serre-Grothendieck.

Dans l'optique indiquée plus haut, des contacts ont été pris avec les Presses de l'ENS en vue d'une éventuelle coédition.

Si ces projets avancent, d'autres pourront suivre (Séminaire Cartan, etc.).

Cellule de diffusion par Paul-Jean Cahen

L'accroissement des activités de la Cellule de diffusion à Marseille se poursuit. Les ventes de l'année 99 sont en augmentation d'environ 15% par rapport à l'année précédente, elles ont plus que décuplé en sept ans! Cet accroissement est surtout du aux ventes au numéro (ainsi qu'à la disparition d'Offilib et la reprise des activités auparavant dévolues à Gauthiers-Villars, comme déjà signalé l'an dernier).

La Cellule s'acquitte avec ponctualité et efficacité de la diffusion et du routage. En étroite collaboration avec un délégué commercial de la Poste, elle garantit désormais un acheminement par avion de toutes nos publications. Elle assure elle même le routage, ce qui ne représente qu'une faible partie de son activité (le temps de travail correspondant a été estimé à une douzaine de jours par an). Cette efficacité, conjuguée avec une meilleure régularité dans le calendrier des parutions et aussi à l'accès désormais direct au fichier de la SMF, régulièrement mis à jour à Paris, a permis une chute spectaculaire (de l'ordre de 75%) du nombre des réclamations en provenance des centrales d'abonnement. Enfin, l'utilisation du serveur commence aussi à avoir des répercussions sur la Cellule : 3% des ventes se font sur Internet. C'est un début!

L'expérience et le savoir faire de la SMF peuvent être mis à profit pour aider à la diffusion de publications d'origine diverse dans l'environnement des mathématiciens français. Nous avons été sollicités dans ce sens à deux occasions (une école d'été, une revue à faible tirage). Nous souhaitons mettre en place des procédures, offrant le choix entre diverses solutions clairement identifiées, en terme de volume, de coûts, de publicité etc. C'est la Cellule qui conduit cette étude au sein de la Société.

La Cellule participe bien évidemment à la mission de concertation confiée à Michel Zisman. En effet par exemple, malgré une professionnalisation croissante de nos méthodes et une formation du personnel, il semble que la comptabilité mérite encore un effort d'harmonisation. La répartition des tâches entre le Siège et la Cellule est un des aspects importants de l'organigramme qui doit être mis en place.

Cette année, comme l'année précédente, nous accueillons un stagiaire de l'école de commerce voisine. Il peut s'employer à reprendre les études en amont que le personnel n'a pas le temps de réaliser. Notamment des enquêtes sur les ventes des années passées, avec l'ambition de fournir des documents de références utiles pour l'ensemble des activités de la Société.

Nous recevons chaque année 25 mètres linéaires à stocker, il nous en reste 58 de disponibles, nous pouvons donc prévoir que nous serons saturés en 2001. De plus la salle de stockage nous est prêtée à titre gracieux par l'Université de la Méditérannée. C'est une situtation fragile, déjà dénoncée par mon prédécesseur. Dans le cadre de la renégociation du bail du CIRM, il serait tout à fait opportun de choisir un bail-construction et de se doter (enfin!) d'une véritable salle de stockage au voisinage immédiat de la Cellule. Soulignons à ce propos l'excellente collaboration entre la Maison de la SMF et le CIRM, dont nous tenons à remercier le directeur sortant Jean-Pierre Labesse. Signalons aussi que nous avons beaucoup travaillé à améliorer la visibilité de la SMF au CIRM (meubles de présentations de nos ouvrages, texte d'accueil aux congressistes).

Enfin, l'accroissement de notre activité a pour conséquence un accroissement de la charge de travail. Par exemple, le nombre d'expéditions d'ouvrages sans facture (rattrapages d'abonnements, envois à l'AMS, aux auteurs, etc.) a, lui aussi, considérablement augmenté (il a été multiplié par 3 depuis 1993). Dans le même temps, Monique Ferrer se met en cessation progressive d'activité : elle partageait son temps entre la SMF et le CIRM; dès septembre prochain, elle ne conservera que cette deuxième activité. Profitons de cette occasion pour lui rendre chaleureusement hommage. Elle va nous manquer. Il est d'autant plus impératif de pourvoir à son remplacement.

Rapport financier, par Jean-Pierre Henry

L'année 1999 se solde par un résultat positif. Le bilan de 1999 (hors CIRM) présente un bénéfice de 469 kF.

Les grandes masses de l'exécution du budget

Côté recettes environ 3,3 MF, en diminution de 10 % par rapport à 1998 (3,6 MF) :

1. Les recettes dues aux ventes des 2 principales revues représentent 1896 kF (1862 kF en 1998).
2. Les subventions publiques représentent 263 kF (contre 617 kF en 98) - 163 kF du CNRS (134 kF en 1998) - rien du MRT (433 kF en 1998) - 100 kF du Ministère de la culture (50 kF en 1998)
3. Les cotisations et abonnements à la Gazette : 690 kF (637 kF en 1998)

Côté dépenses environ 2 949 kF (contre 3 100 kF) :

1. Les salaires - 1 451 kF (1 361 kF en 1998). (Cette augmentation est surtout due à des provisions pour congés payés) 2. Les frais de fabrication composition, droit d'auteur et papier pour les revues SMF (Astérisque, BM, Gazette, Officiel, PS, RHM, coll. SMF) - 621 kF (722 kF en 1998)
3. Les frais d'affranchissement et routage : - 320 kF (314 kF en 1998)
4. Le fonctionnement - 224 kF (148 kF en 1998) mais le mode de comptabilisation a un peu changé. (le poste "missions hors bureau et Conseil'' a cependant doublé à 40 kF)

Commentaires généraux La première remarque qui s'impose est que malgré la baisse significative des subventions le budget est excédentaire.

Astérisque, Bulletin et Mémoires

Les recettes d'Astérisque ont augmenté, alors que pour la deuxième année celles du Bulletin et des Mémoires marquent un fléchissement à 665 kF contre 751 kF. Ceci n'est pas dû à une quelconque baisse de qualité mais aux pertes d'abonnements diffusés par la SPES (Gauthier-Villars).

Comme remarqué l'année dernière, en dépit de la qualité de ces 2 revues, les chiffres d'abonnements et ventes de collections complètes de nos deux revues principales, Astérisque et Bulletin et Mémoires stagnent (environ 600 abonnements et collections complètes pour Astérisque). 

Autres publications

Les autres collections et opérations spéciales (Bourbaki, Leray) produisent un petit flux.

Les "Revues électroniques'' et les ventes sur le serveur ne produisent pour le moment aucune rentrée significative d'argent, mais c'est le propre de beaucoup des investissements sur le réseau des réseaux.

Utilité publique

Nous avons passé le cap des changements de diffuseurs en augmentant modérément les tarifs qui restent très inférieurs à ceux des revues correspondantes du secteur privé ; le passage au secteur privé capitaliste aurait entrainé à l'évidence le doublement ou le triplement des tarifs, voire la disparition, au détriment de la communauté scientifique et des bibliothèques publiques universitaires.

L'équilibre des comptes repose largement sur l'excellence du travail bénévole de dizaines de mathématiciens dans les comités de rédaction, aux secrétariats éditoriaux, et bien sûr du directeur de la publication, ceci est favorisé par le caractère non lucratif de l'association.

Malheureusement, la S.M.F. n'est pas encore fixée sur son statut fiscal, et ce malgré la lueur d'espoir donnée aux associations.

Évolution des dépenses

En ce qui concerne les dépenses, il faut noter que le poste salaires a bénéficié de la présence d'un appelé du contingent qui a été très efficace. L'équilibre des comptes repose sur la modération salariale, et ce qui est dangereux, à terme, sur un manque de personnel qui ne peut durer plus longtemps. Aussi bien à la "cellule de diffusion'' de Marseille qu'à Paris une ou plusieurs embauches (sans doute à temps partiel) s'avérent nécessaires. Les excédents récurrents sont donc amenés à disparaitre très bientôt, hélas.

Un peu d'optimisme

L'année dernière j'avais espéré que les mathématiciens qui profitent à la fois des publications de la SMF et de l'existence du CIRM soutiennent leur "société savante''. Un petit courant d'adhésion s'est manifesté et les recettes des cotisations ont un peu augmenté.

Footnotes

...é1
Rappel: il a été décidé que cette série serait purement électronique.
...édition2
Rappel: Un contrat de coédition d'une série SMF/AMS de traductions de certaines monographies publiées en français par la SMF a été signé en août 1998 par Mireille Martin-Deschamps lors du congrès de Berlin. Ce contrat prévoit la traduction (sous réserve de l'accord des auteurs) des volumes de Panoramas et Synthèses et Cours Spécialisés et d'un choix de volumes d'Astérisque et Mémoires.
... partie3
Rappel: la SMF a choisi d'assurer elle-même la diffusion de l'ensemble de ses revues. Néanmoins, pour favoriser la diffusion par abonnement de la revue Panoramas et Synthèses, celle-ci est aussi assurée par EDP Sciences à partir de 1999. La cellule de Marseille a donc pris en charge l'ensemble des abonnements (excepté ceux des membres SMF). Par ailleurs, l'AMS se charge de la diffusion (non exclusive) des revues de la SMF en Amérique du Nord.

Copyright : Société Mathématique de FranceMise à jour : 2000-06-19.

Année de publication
25.05.2018